Le Blog de Patricia Lossouarn
Brèves de course à pied
Mercredi 14 Juillet, je profitais de mon jour de congé pour assister au défilé des quelques athlètes venus participer au meeting de Maisons Laffittes (Yvelines).
Je pris la route avec mon ami Bruno Maréchal, véritable bible ambulante de l'athlétisme, ainsi qu'avec une petite délégation de jeunes demi fondeurs de l'EASQY.
J'étais ravie à l'idée de revoir et d'encourager des amis athlètes dont Zhora Koulou Graziani qui est une championne que j'admire au plus haut point.
Dès mon arrivée sur les lieux, je constatais le manque assez flagrant de juges et officiels. Je me proposais donc de leur donner un petit coup de pouce. En guise de coup de pouce, ce fut un coup d'index puisque l'organisateur me proposa alors de jouer le rôle du starter.... Rôle que j'acceptais, bien évidemment avec beaucoup de plaisir.
Quelle ne fut pas la surprise de certains coureurs quand ils me virent arriver aux départs de leurs courses respectives munie d'une arme de poing....
Certains firent mine de fuir, d'autres me rappelèrent que ce jour là, je n'étais pas sensée arborer un revolver puisque je ne travaillais pas. D'autres, encore, furent pris de crise de fou rire épouvantable. D'autres cherchaient où était le véritable starter....!
Il faut dire que j'avais une sacrée allure: avec mes Crocs roses bonbons, mes barettes colorées dans les cheveux et mon pétard de course, j'avais l'air de tout ....sauf d'être sérieuse.
La principale difficulté du jour résidait dans cette fichue pluie diluvienne qui n'eut de cesse de s'abattre sur la piste, transformant cette dernière en véritable pataugeoire.
Orage, pluie, vent, froid... Les Dieux de la météo avait décidé d'écouler sur nous un cocktail déprimant mais qui n'eut pas raison de la motivation des athlètes, lesquels eurent le courage d'affronter ce temps quasi apocalyptique.
Pour ma part, étant trempée comme une soupe, je changeais de vêtements au moins une dizaine de fois. (merci d'ailleurs à tous mes fournisseurs officiels de vestes "sèches") et terminais mon expérience de starter pieds nus car mes Crocs s'étaient transformées en aquarium.
Starter une course, de prime abord, cela peut paraître facile mais.... Je me suis rendue compte que cela ne se résumait pas à une simple pression de l'index sur la détente de l'arme.... Autant pour le demi fond, cela s'est bien passé, autant pour le seul et unique 100 mètres de la réunion, je commis quelques bêtises, heureusement sans grande conséquence néfaste... Malgré le tonnerre, il n'y eu pas d'éclair de génie dans ma tête!
Pour terminer cet article, je voudrais dédier ce début de poême de Prévert, arrangé à la mode de Maisons Laffitte, à Barbara Lorillon qui a eu l'honneur de battre son record personnel sur le 3000m et ce, malgré les conditions climatiques difficiles:
"Rappelle-toi, Barbara,
il pleuvait sans cesse sur Maisons-Laffitte ce jour-là,
Et tu courrais, souriante,
épanouie, ravie, ruisselante,
sous la pluie..."
A bientot, Patoche
ps: j'ai une pensée toute particulière pour mon cousin Pol Lossouarn qui, aujourd'hui, fait son baptême de la grande scène musicale....
Son groupe "too soft" a, en effet, été choisi pour assurer la première partie du groupe Indochine au festival des vieilles charrues à Carhaix. Bravo cousin et good luck à toi et Virginie!!!
Aujourd'hui, c'est ton jour!!!
http://events.myspace.com/Event/3315230/Too-Soft
Après avoir cavalé sous le soleil brulant de Valence, le temps était venu d'observer une petite "coupure" athlétique. Longtemps, j'ai cru qu'une pile électrique comme moi n'avait pas besoin de recharger ses batteries mais loin s'en faut, l'expérience m'a démontré que couper cela voulait dire ..... régénérer et, peut être même, progresser.
Certes,à bien y regarder, ma saison estivale a été on ne peut plus courte. En effet, ma blessure m'a imposé un arrêt assez conséquent. Avec une reprise effective de l'entraînement début juin, je ne pouvais faire guère mieux que les trois compétitions auxquelles j'ai participé. Ce qui fait peu. Alors pourquoi s'arrêter quand même? Parce que la rééducation que j'ai accomplie journalièrement à Clairefontaine, conjuguée à mon activité professionnelle et mon devoir de maman m'ont tout de même beaucoup fatiguée. Et, si ma saison estivale a été en partie gâchée, je voudrais assurer un minimum à l'automne. Dès septembre, il y aura beaucoup d'échéances à assurer, beaucoup de courses à finir. Pour réussir cela, pas de secret: il faut arrêter de courir quelques jours!
Couper, pour certains coureurs, c'est pire que l'enfer. Car, avouons-le, la place quotidienne accordée à la pratique de notre sport favori est importante.
Que l'on chausse ses runnings le matin ou qu'on les enfile après une journée harassante pour défouler le trop plein de stress, on vit exactement la même chose: une espèce de rituel immuable, synonyme de plaisir.
Alors, quand l'athlète s'arrête, que fait-il? Dévore t-il tout le chocolat qui traine sur son passage? Se ronge t-il les ongles? Reste t-il allongé toute la journée? Se transforme t-il en Hulk à la moindre contrariété? Que faire du temps habituellement consacré à notre activité préférée?
S'arrêter, cela ne signifie pas tout arrêter. Pour ma part, je ne suis pas particulièrement adepte du "farniente". Après deux-trois jours tranquille, Rester immobile, tel un lézard au soleil m'est totalement impossible. Alors pour éviter que mes jambes ne fourmillent ou que je ne me mette à tourner tel un lion en cage, je profite de la "trêve" pour pratiquer d'autres activités physiques, tout en douceur. Ainsi, Patoche la coureuse deviens nageuse (enfin... essaie),et même marcheuse. Marcher est une forme d'activité physique souvent oubliée par les coureurs et pourtant synonyme de plaisir. Les paysages que je dévore habituellement à toute vitesse deviennent tout neufs lorsqu'ils sont explorés plus lentement, je les regarde d'un autre oeil.
Je profite également de ce laps de temps pour rattraper ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire: le ciné, le théâtre remplacent délicieusement les couloirs de la piste d'athlétisme.
La coupure est autant physique que psychologique et c'est avec beaucoup d'entrain que je vous retrouverai bientot, pour de nouvelles aventures!
Hier, j'ai participé aux championnats de france élite d'athlétisme à valence sur la distance du 5000m.
C'est magique un France. J'adore ce moment un peu unique où l'ensemble des familles de l'athlétisme viennent se rencontrer pour le plus grand bonheur de tous. Ce cru 2010 a une saveur particulière puisque, suivant les nouvelles directives fédérales, tous les sélectionnés aux championnats d'Europe de Barcelone se doivent d'être présents. Ceci annonce de bien jolies bagarres sur le tartan et la garantie de beaux spectacles pour tous les mordus d'athlétisme.
Pour ma part, j'abordais cela un peu dans l'inconnu presque 3 mois après ma déchirure à l'ischio.
La course a été très tactique. Nous sommes passées au 2000 en 7'25... Soit aussi vite que sur mes marathons.... Au bout de 2500m, Samíra Mézeghrane a pris les commandes de la course. Nous nous sommes retrouvées alors quatre filles aux premiers postes. Puis. Samira a subitement abandonné. Hélène guet, karine Pasquier et moi même nous sommes donc retrouvées en tête, à batailler pour les places du podium. Aux 4000 m, Hélène a placé une accélération que seule karine a été en mesure de suivre. Cette dernière a su répliquer à l'attaque et est allé très logiquement s'offrir un premier titre de championne de france devant Hélène et moi-même.
Le chrono n'est, certes, pas très rapide mais reflète la grosse difficulté du jour, ennemie jurée du coureur de fond: la chaleur. Beaucoup de concurrentes ont malheureusement connu de très grosses défaillances.
Je suis contente de ma médaille inattendue . Cela faisait 19 ans que je n'étais pas montée sur un podium de Championnats de France FFA!
Bravo aux filles qui ont bravé des conditions extrêmes et une pensée spéciale aux collègues de boulot qui ont encore assuré pour que je ne rate pas mon train! ;-)
prochaines aventures bientôt!
Avant d'attaquer la page des souvenirs plus ou moins récents, il me semblait tout même utile et poli de me présenter:
Je m'appelle Patricia. Mais la plupart de mes amis m'appellent Patoche.
Je suis née le 21 Septembre 1972 à Quimper. Je suis un mélange de père breton- anglais et d'une maman provençale 100% latine.
Je suis l'heureuse maman de la plus merveilleuse petite fille de l'univers (j'exagère à peine, comme toutes les mamans de la terre...): une petite poupée, prénommée Clarisse.
Dans la vie, je travaille à Saint Cyr l'Ecole, je suis fonctionnaire.
Je pratique la course à pied depuis 23 ans avec plus ou moins d'assiduité. J'ai commencé à courir à l'âge de 15 ans, j'ai connu ma première sélection en équipe de France Junior à presque 18. J'ai gagné Six titres de championnes e France (UNSS, FFA, FFSU.... ) en l'espace de deux ans. Puis, j'ai mis ma carrière entre parenthèse pendant plus de quinze ans, revenant sur la piste, le macadam ou dans les labours, pour le plaisir: Plaisir de donner un coup de main aux copains de club, plaisir de courir, comme cela, sans prise de tête., plaisir de se défouler physiquement, de relever des défis comme par exemple celui de participer à mon premier marathon en 1999 suite à un pari ...
J'avais d'autres envies, d'autres priorités, d'autres passions aussi qui prenaient presque tout mon temps.
Il y a environ quatre ans, j'ai décidé de m'adonner entièrement à ma passion pour la course à pied. J'ai redécouvert le chemin du stade, ses joies, ses souffrances, ses peines, le bonheur de partager des émotions avec des athlètes venus d'horizons divers.
En 2008, après avoir connu de gros problèmes de santé, j'ai mis véritablement les pieds dans mes baskets avec pour crédo l'envie de ne rien gâcher, l'envie de ne rien regretter, l'envie de tout donner.
En 2009, grâce à la création d'une équipe pour la coupe du Monde, j'ai eu la chance de participer aux Championnats du Monde de Berlin. Une expérience magnifique que je vous ferai partager ultérieurement.
Cette année aura été placée sous le signe des blessures. Dommage, rageant mais pas rédhibitoire.... J'aime toutjours autant courir! Et j'espère vous le faire partager!
Patoche