Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 21:03

Après avoir cavalé sous le soleil brulant de Valence, le temps était venu d'observer une petite "coupure" athlétique. Longtemps, j'ai cru qu'une pile électrique comme moi n'avait pas besoin de recharger ses batteries mais loin s'en faut, l'expérience m'a démontré que couper cela voulait dire ..... régénérer et, peut être même, progresser.

Certes,à bien y  regarder, ma saison estivale a été on ne peut plus courte. En effet, ma blessure m'a imposé un arrêt assez conséquent. Avec une reprise effective de l'entraînement début juin, je ne pouvais faire guère mieux que les trois compétitions auxquelles j'ai participé. Ce qui fait peu.  Alors pourquoi s'arrêter quand même? Parce que la rééducation que j'ai accomplie journalièrement à Clairefontaine, conjuguée à mon activité professionnelle et mon devoir de maman m'ont tout de même beaucoup fatiguée. Et, si ma saison estivale a été en partie gâchée, je voudrais assurer un minimum à l'automne. Dès septembre, il y aura beaucoup d'échéances à assurer, beaucoup de courses à finir. Pour réussir cela, pas de secret: il faut arrêter de courir quelques jours!

 

Couper, pour certains coureurs, c'est pire que l'enfer. Car, avouons-le, la place quotidienne accordée à la pratique de notre sport favori est importante.

Que l'on chausse ses runnings le matin ou qu'on les enfile après une journée harassante pour défouler le trop plein de stress, on vit exactement la même chose: une espèce de rituel immuable, synonyme de plaisir.

Alors, quand l'athlète s'arrête, que fait-il? Dévore t-il tout le chocolat qui traine sur son passage? Se ronge t-il les ongles? Reste t-il allongé toute la journée? Se transforme t-il en Hulk à la moindre contrariété? Que faire du temps habituellement consacré à notre activité préférée?

 

S'arrêter, cela ne signifie pas tout arrêter. Pour ma part, je ne suis pas particulièrement adepte du "farniente". Après deux-trois jours tranquille, Rester immobile, tel un lézard au soleil m'est totalement impossible. Alors pour éviter que mes jambes ne fourmillent ou que je ne me mette à tourner tel un lion en cage, je profite de la "trêve" pour pratiquer d'autres activités physiques, tout en douceur. Ainsi, Patoche la coureuse deviens nageuse (enfin... essaie),et même marcheuse.  Marcher est une forme d'activité physique souvent oubliée par les coureurs et pourtant  synonyme de plaisir. Les paysages que je dévore habituellement à toute vitesse deviennent tout neufs lorsqu'ils sont explorés plus lentement, je les regarde d'un autre oeil.

Je profite également de ce laps de temps pour rattraper ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire: le ciné, le théâtre remplacent délicieusement les couloirs de la piste d'athlétisme.

 

La coupure est autant physique que psychologique et c'est avec beaucoup d'entrain que je vous retrouverai bientot, pour de nouvelles aventures!

 

Par patricia.lossouarn.over-blog.com
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